Quand l’application ne peut pas s’arrêter
Choisir un hébergeur pour une application critique, ce n’est pas acheter des machines : c’est confier à quelqu’un le fait qu’elles tournent, qu’elles soient sauvegardées, et que quelqu’un décroche quand elles s’arrêtent. Cette page décrit ce que D&D fait réellement — et ce qui relève du contrat plutôt que du site web.
L’exploitation au quotidien
Ce qui est en place pour toutes les machines que nous hébergeons, sans supplément ni option.
Sauvegarde quotidienne
Les machines virtuelles sont sauvegardées chaque jour sur l’infrastructure suisse de D&D. La restauration fait partie du service.
Supervision de l’infrastructure
L’infrastructure est supervisée automatiquement et les alertes sont traitées par l’équipe technique de D&D. Il arrive que nous soyons déjà au courant quand vous appelez.
Système d’exploitation entretenu
Installation, mises à jour et entretien du système relèvent de D&D. L’applicatif reste chez vous, sauf accord différent.
Redondance matérielle
En cas de défaillance d’un hôte de virtualisation, la machine peut redémarrer sur un autre hôte de l’infrastructure.
Environnements séparés
Production, préproduction et test lorsqu’ils sont nécessaires — pour que personne n’ait à tester en production.
Un interlocuteur technique
La personne qui répond exploite l’infrastructure : elle peut lire les journaux, regarder l’état de la machine et agir.
Ce qui se passe quand quelque chose casse
Le déroulé, sans engagement de délai — celui-ci se convient par contrat, selon la criticité de vos services.
Détection
Soit la supervision déclenche une alerte, soit vous nous signalez le problème. Les deux chemins aboutissent aux mêmes personnes.
Prise en charge
La demande n’est pas triée par un guichet : elle arrive chez quelqu’un qui a accès à votre machine et connaît votre configuration.
Diagnostic
Journaux, état de l’hôte, état du stockage, réseau. Nous vous disons ce que nous voyons, y compris quand la cause est applicative et donc de votre côté.
Rétablissement
Redémarrage, bascule sur un autre hôte, restauration depuis une sauvegarde : le moyen dépend de la panne et de ce qui a été prévu avec vous.
Compte rendu
Ce qui s’est passé, ce qui a été fait, et ce qui éviterait que cela se reproduise.
Ce qui est standard, ce qui se contractualise
C’est la distinction que cherche une analyse de risque, et elle est plus utile qu’un tableau de « niveaux de service » générique.
Compris par défaut
- Sauvegarde quotidienne sur l’infrastructure suisse
- Restauration à votre demande
- Supervision de l’infrastructure et traitement des alertes
- Entretien et mises à jour du système d’exploitation
- Environnements de test et de préproduction lorsqu’ils sont nécessaires
- Un interlocuteur technique identifié
Défini avec vous, dans le contrat
- Délais de prise en charge et de rétablissement
- Intervention en dehors des heures ouvrables
- Durée de rétention des sauvegardes
- Réplication vers un second datacenter suisse
- Objectifs de perte de données et de durée d’interruption tolérées
- Architecture à haute disponibilité, conçue pour votre application
- Contrat de sous-traitance décrivant la chaîne d’hébergement
Nous ne publions pas de grille de niveaux de service toute faite. Un engagement de rétablissement n’a de sens qu’au regard d’une application précise, d’une architecture précise et d’un budget précis — et un chiffre affiché sur un site web n’engage personne. Ceux qui vous concernent figurent dans votre contrat.
Vous devez pouvoir partir
C’est la question que peu d’hébergeurs traitent sur leur site, et c’est souvent celle qui décide d’un dossier.
Une infrastructure dont on ne peut pas sortir est un risque, quelle que soit la qualité du prestataire. Une entreprise qui confie une application critique doit savoir, avant de signer, comment elle en sortirait — en cas de désaccord, de changement de stratégie, ou simplement parce que nous cesserions de convenir.
La réponse de D&D tient d’abord à un choix technique : il n’y a rien de propriétaire à convertir. Nous hébergeons des machines virtuelles avec des systèmes d’exploitation courants, des bases PostgreSQL ou MariaDB/MySQL, des fichiers sur un système de fichiers ordinaire. Aucune couche maison ne s’interpose entre votre application et vous.
Concrètement, cela veut dire qu’une reprise par un autre prestataire ne demande aucune traduction de format : ce qui tourne chez nous tourne ailleurs. C’est le contraire d’une plateforme dont les services managés ne se retrouvent nulle part ailleurs.
- Vos données sont les vôtres. Nous les hébergeons ; nous ne les exploitons pas et nous n’en tirons rien.
- Vos noms de domaine sont déposés à votre nom. Vous en restez le titulaire, même lorsqu’un intégrateur les a demandés pour vous.
- Formats standard. Images de machines, sauvegardes, exports de bases de données : rien qui n’existe qu’ici.
- Une sortie se prépare. Les éléments techniques nécessaires à une reprise, et la coordination avec le prestataire qui reprend, se conviennent comme le reste — avant, pas pendant.
Ce que ce site ne vous dira pas
Vous ne trouverez ici ni pourcentage de disponibilité, ni délai de rétablissement, ni durée de rétention. Ce n’est pas un oubli.
Ces valeurs n’ont de sens que rapportées à une architecture et à un contrat. Affichées sur une page d’accueil, elles ne coûtent rien à écrire et n’engagent personne — c’est précisément pour cela qu’elles sont si répandues.
Si votre dossier a besoin de chiffres, ils viendront d’un échange avec l’équipe technique et figureront dans le contrat, où ils ont une valeur. Nous répondons par écrit aux questions d’un auditeur ou d’un service achats.
Ce que votre analyse de risque peut établir
Les éléments factuels que nous documentons, et qui pèsent généralement plus qu’un logo de conformité.
Où sont les données
Machines, stockage, sauvegardes et réplication éventuelle, tous hébergés en Suisse. Le détail, y compris les nuances.
Qui y a accès
L’équipe de D&D, depuis la Suisse. Aucun accès administratif extérieur aux hyperviseurs.
Qui exploite
D&D, sur du matériel qui lui appartient. Aucun hyperscaler dans la chaîne d’hébergement.
Quels sous-traitants
La liste est courte et nous la donnons, y compris le service de filtrage antispam qui peut se trouver hors de Suisse.
Où se trouve le bâtiment
Le datacenter de Crissier, exploité par BrainServe, avec la séparation nette entre ce qui relève du bâtiment et ce qui relève de D&D.
Comment en sortir
Formats standard, aucune dépendance propriétaire. La réversibilité est une propriété du montage technique, pas une promesse commerciale.
Questions d’appel d’offres
Proposez-vous un SLA ?
Les engagements de service sont définis contractuellement, en fonction de la criticité de votre application et de l’architecture retenue. Nous ne publions pas de grille générique.
Ce choix est délibéré : un engagement de rétablissement dépend de ce qu’il faut rétablir. Le même chiffre n’a pas le même coût ni le même sens pour un site vitrine et pour un ERP dont dépend la facturation.
L’infrastructure est-elle supervisée en permanence ?
L’infrastructure est supervisée automatiquement et les alertes sont traitées par l’équipe technique de D&D.
Les modalités d’intervention en dehors des heures ouvrables se conviennent contractuellement. Nous préférons en discuter avant l’incident plutôt que pendant.
Que se passe-t-il si un datacenter devient indisponible ?
Une réplication vers une autre infrastructure ou un autre datacenter situé en Suisse peut être mise en place lorsque les besoins la justifient.
Elle ne remplace pas la sauvegarde : ce qui est écrit sur un site est recopié sur l’autre, erreurs comprises. Les deux mécanismes répondent à des risques différents, et la page qui leur est consacrée l’explique en détail.
Pouvons-nous disposer d’un environnement de test ?
Oui. Les environnements de préproduction et de test sont courants, notamment pour les recettes et les migrations de version. Ils sont créés lorsqu’ils sont nécessaires.
Comment récupérons-nous nos données si nous partons ?
Il n’y a rien à convertir : machines virtuelles, systèmes d’exploitation courants, bases PostgreSQL ou MariaDB/MySQL. Ce qui tourne chez nous tourne ailleurs.
Les éléments techniques nécessaires à une reprise et la coordination avec le prestataire qui reprend se conviennent contractuellement, au même titre que le reste.
Acceptez-vous de répondre à un questionnaire de sécurité ?
Oui. Localisation, exploitation, accès, sous-traitants, caractéristiques du datacenter : nous répondons par écrit et nous fournissons les éléments dont votre service achats ou votre auditeur a besoin.
Voir aussi
Un dossier à instruire ?
Décrivez l’application, la disponibilité attendue et vos contraintes. Nous répondons précisément, y compris lorsque la réponse est que nous ne sommes pas le bon interlocuteur.